Ulysse, Ridan

Ridan canta el poema de Du Bellay Ulysse a l’àlbum del 2007 L’ange de mon démon:

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme c’est cestui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison?

REFRAIN
Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison, mais quand reverrai-je

Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m’est une province, et beaucoup davantage
Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
Plus mon Loir Gaulois, que le Tibre latin,

Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur angevine.

J’ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les Dieux, perdu dans les marées
Retranché dans une cale, et mes vieux tympans percés,
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leurs voix.
Nos vies sont une guerre où il ne tient qu’à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas, et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins, soi-disant pavés d’or.

REFRAIN
Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison,mais quand reverrai-je

Mais quand reverrai-je?