12. TENSIÓ SOCIAL I SINDICALISME REVOLUCIONARI A BARCELONA 1919-1920

21 d’agost de 1919
Informe del Servei d’Informació militar francès a Madrid a l’Estat Major de l’Exèrcit
[ADP: Europe Z, Espagne 1918-1929, vol.41]

Situation Sociale actuelle à Barcelone.
Le Secteur de Barcelone nous écrit ce qui suit à la date du 16 Août 1919 :
« La situation sociale, politique et économique actuelle de Barcelone et de la Catalogne
est, malgré les apparences, d’un calme relatif, excessivement troublée et précaire. Un
malaise énorme pèse sur toutes les classes de la société et sur les diverses transactions
commerciales.
Cette situation très critique est en partie cachée aux yeux du grand public et surtout de
l’étranger, par la permanence dans toute la Province de l’état de guerre (de siège)
rigoureux qui entraîne la censure de la presse exercée d’une manière particulièrement
sévère, ainsi que la police de la rue et de toutes réunions publiques. Mais, mon
impression, partagée par de très nombreuses personnes, est que le lendemain de la levée
de l’état de siège, Barcelone verra exploser dans son sein un mouvement populaire
violent et sanglant.
Depuis de longs mois, les grèves se succèdent sans interruptions, semant la misère, la
rancoeur et même la haine dans les masses ouvrières. Ces grèves persistantes enlèvent
toute stabilité aux affaires, d’où paralysie commerciale très grave, dans un moment où
Barcelone aurait pu et pourrait faire tant pour sa prospérité et son avenir économique.
Les patrons répondent à ces grèves par le lock-out, et voilà la crise arrivée à son apogée
de tension et de nervosité : Patrons et ouvriers se regardent comme des frères ennemis ;
la chasse aux « esquirols »(ouvriers tranfuges « jaunes ») est devenue l’assassinat ; les
patrons y répondent par les mêmes procédés ; d’où les crimes sociaux tous impunis et fort
nombreux.
En outre, le bolchévisme progresse et fait chaque jour de nouveaux adeptes. C’est pour
cela que l’on peut craindre, ce semble avec quelque raison, une révolution sanglante et
terroriste, ouvertement causée par la misère et la cherté de la vie, mais véritablement
dirigée et subventionnée en sous-mains par l’organisation mondiale bolchéviste.
En résumé, je crois que l’on peut parfaitement dire, sans être taxé d’exagération ou de
pessimisme, que la situation sociale à Barcelone est très grave, sinon angoissante. Sans
prendre la chose au tragique, il convient de la prendre très au sérieux ; on vit un peu sur
un volcan, et seule une main de fer (peut-être brutale, mais à mon avis indispensable)
pourra empêcher la révolution terroriste que l’on voit très distinctement poindre dans un
horizon rapprochée.

Activitats:
1. L’ambient social a Catalunya és molt tens, segons el militar
francès. Què passa que li ho faci veure així? per què, en canvi,
diu que algun foraster pot semblar-li que hi ha tranquilitat ?
2. Què és un « lock-out » ? i un « esquirol » i un « obrer groc » ?
Explica què era el bolxevisme i com va néixer.
3. Quin remei suggereix aquest informador? quina relació podríem
establir amb el què va passar el setembre de 1923?

29 de març de 1920
Informe del Servei d’Informació militar francès a Madrid a l’Estat Major de l’Exèrcit
[ADP: Europe Z, Espagne 1918-1929, vol.42]

Secret.
Bolchevisme.
Nouvelles tentatives faites par la “Confederacion Nacional del Trabajo” pour fusionner
avec la “Union General de los Trabajadores”.
(De divers informateurs, s’ignorant mutuellement)
« On sait qu’au mois de Décembre dernier, le Congrès syndicaliste de Madrid exprima
(peut-être un peu trop violemment) le désir de voir fusionner les deux grands partis
ouvriers d’Espagne : « La Confederacion Nacional del Trabajo » (parti sindicalistecomuniste-
bolcheviste) et la « Union General de los Trabajadores » (parti socialiste
parlementaire).
Depuis quelques semaines, on constate très aisément en Catalogne une importante
recrudescence des tentatives ayant pour but de réaliser cette fusion.
Le parti syndicaliste-communiste est certainement le plus important en nombre, mais il
s’est cependant rendu compte qu’il ne pouvait pas et ne pourrait jamais arriver à la
révolution sociale qu’il désire et vers laquelle il tend, sans l’appui matériel et moral du
parti socialiste-parlementaire qui, pour combattre le syndicalisme-communisme, fait bloc
avec les syndicats catoliques. Géographiquement, la « Confederacion Nacional del
Trabajo » est maîtresse des provinces de Cat, Aragon, Valen , Andalusi, et d’une partie de
la Castilla-.Vieja et de l’Extremadura :mais le reste de l’Espagne est sûrement aux mains
soit des socialistes-parlementaires (Union General de Trabajadores), soit des syndicats
catholiques.
Une très importante entrevue doit avoir lieu prochainement à Madrid entre les délégués
(relativement conciliants) barcelonais de la « Confederacion » et ceux de la « Union » pour
arriver à tout prix (sic) à une entente. »

Activitats:
4. Resumeix l’essencial d’aquest informe secret.

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