1. LES TUPINADES DURANT LA RESTAURACIÓ (1874-1923)

17 d’abril de 1896
El cònsol de França a Barcelona escriu al ministre d’afers estrangers del seu govern :

[ADN: BCN-série B-130]

Les élections à Cortés

La comédie, on pourrait dire la farce des élections est terminée, et le ministère Canovas a réussi presque partout à faire proclamer les candidats conservateurs, usant, comme aux plus beaux jours, de tous les procédés connus pour obtenir ce résultat. On peut que le spectacle auquel on vient d’assister est triste pour le pays, car il montre à quel point la population se laisse encore aujourd’hui, malgré plusieurs années d’application du suffrage universel, dominer par la pression gouvernementale et imposer la candidature officielle, sans opposer la moindre résistance. Il est vrai que cette fois l’élément républicain s’est abstenu presque complétement de prendre part à la lutte, ce qui enlevait aux éléctions de dimanche la plus grande partie de leur intérêt, puisque, sur la plupart des points, elles n’ont été qu’une simple formalité, les candidats conservateurs étant le plus souvent seuls à se présenter aux urnes.
(…)
A Villanueva, deux candidats l’un conservateur pur, M.Puig y Valls et l’autre silveliste, M.José Ferrer y Vidal étaient en présence ; le dernier très aimé dans le pays, y jouissant d’une influence considérable et dont la candidature avait été, en outre, soutenue par de nombreux agents de propagande à ses gages, a , sans contredit, obtenu une majorité indiscutable. Le lendemain des élections, les dépêches de Villanueva lui attribuaient près de 4000 voix, dont on donnait le détail par sections de vote, contre 1800 tout au plus à M.Puig y Valls. Eh bien ! hier, les résultats officiels publiés après tous les tripotages (chanchullos), tous les remaniements, grattages, etc. donnent à M.Puig y Valls 4103 voix tandis que M.Ferrer y Vidal n’en a plus que 3233 !
A Igualada, un des centres où le parti carliste est le plus fort, le candidat indiscutable et indiscuté de la région était le Marquis d’España , mais le Gouvernement avait décidé l’election de M.Godó, et M.Godo a été proclamé avec une majorité dans laquelle figurent les suffrages des électeurs de certaines localités où il n’y a même pas eu de scrutin.
(…) Je ne terminerai pas, cependant, sans citer le fait d’une élection, celle de M.Bofill, à Cervera, dans la Province de Lérida, où l’on a attribué au candidat 1500 voix d’un village supposé, d’un village qui n’existe pas!

16 de març de 1905
El cònsol de França a Almeria al ministre d’afers estrangers francès

[ADP: NS-Espagne 1897-1914\NS01]

Le suffrage universel en la province d’Almeria
Le renouvellement de la moitié (soit douze membres) de la Députation Provinciale a eu lieu dimanche dernier. Personne ne s’est présenté aux urnes, sauf ça et là quelques amis, les plus intéressés, du pouvoir, pour se montrer, affirmer leur dévouement. Dans un grand nombre de commerces, la salle du vote est restée close ou si elle a été ouverte, il n’y avait ni urne ni bureau constitué. En un mot, on n’a pas voté :
1r. Parce qu’il est encore entendu en cette région, que le parti au pouvoir quel qu’il soit, doit toujours avoir la majorité dans les élections ;
2e. Parce que les noms des élus étaient, comme d’habitude, désignés à l’avance, après entente entre le Gouverneur et les chefs ou les caciques des partis conservateurs et libéral. Dès lors, l’avis des électeurs n’importe pas ; et, de leur coté, les électeurs savent qu’il ne sera pas tenu en compte de leurs votes.
De telles pratiques donnent une idée de l’état politique et morale de cette partie de l’Espagne. Et l’on peut ajouter que la justice fonctionne à peu près comme le suffrage universel.

3 d’abril de 1916
Carta de l’ambaixada italiana a Madrid al seu govern
[ASD: serie Politica”P”(1891-1916), pacco 79]

(…)
Il periodo elettorale iniziato (…) si svolge finora in una calma assoluta che si potrebbe anzi chiamare indifferenza. La scelta dei deputati facendosi assai piú che nei collegi elettorali al Ministero dell’Interno ed essendo consuetudine ormai consacrata dalla storia parlamentare del paese che ogni ministero trae dalle elezioni presso a poco la maggioranza che vuole, cosí i giornali assai piú che della situazione delle varie circoscrizioni eletttorali si occupano dei colloqui che il presidente del Consiglio ed il ministro dell’Interno hanno con i capi dell’oposizione per entendersi sul numero di deputati da assegnarsi a ciascun gruppo.
(…)

Activitats :
1. En quin període de la història política d’Espanya succeeixen els fets relatats?
2. Com qualifica el cònsol francès de Barcelona les eleccions a Espanya? Què permet qualificar-les així? Quina opinió en té el d’Almeria?
3. Com és que encara al 1916 el govern negociï amb l’oposició els diputats a concedir-l’hi? Quina conclusió permet treure del sistema electoral i del sistema de la Restauració?

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